6 % des habitants des Zones urbaines sensibles ont un diplôme universitaire supérieur contre 16 % de la population qui réside hors de ces territoires.
En moyenne, les femmes consacrent près de 4h par jour aux tâches domestiques contre 2h30 pour les hommes...
Plus d’un emploi sur cinq, soit 5,3 millions de postes de travail, demeurent interdits aux étrangers non européens en France.
7 % des 10-24 ans et 6 % des 25-54 ans déclarent avoir été victimes d’une discrimination. Mais le taux atteint 41 % pour les jeunes de 10 à 24 ans victimes d’un handicap et 23 % chez les adultes de 25 à 54 ans.
Le plafond de verre reste une réalité en France : seules 17 % des entreprises françaises sont dirigées par une femme. Avec des disparités en fonction du secteur d’activité ou de la taille de l’entreprise.
Tout reste à faire dans le domaine de la lutte contre l’homophobie, et c’est la responsabilité de l’ensemble de la société. Une analyse de Bartholomé Girard, président de SOS-Homophobie. Extrait du hors-série Les inégalités en France d’Alternatives Economiques.
En Finlande, 51 % des enfants dont les parents sont nés hors de l’Union européenne vivent sous le seuil de pauvreté, contre 9 % pour ceux nés dans ce pays. En France, ils sont respectivement 40 % contre 11 %.
77 % des jeunes occupent un emploi en moyenne trois ans après la fin de leurs études, mais c’est le cas de 66 % des enfants dont les deux parents sont nés à l’étranger.
A Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon, les français d’origine maghrébine ou arabe ont deux fois moins de chance de pouvoir déposer un dossier de location que les "français de souche."
Les immigrés et leurs enfants déclarent 2,5 fois plus souvent avoir été discriminés que les autres.
Le salaire des délégués syndicaux est inférieur de 10 % à celui des autres employés à travail égal.
Sur le marché de l’emploi, les jeunes issus des quartiers difficiles souffrent d’abord de leurs origines sociales et de la qualité du système d’enseignement, non d’une stigmatisation liée au quartier. Les explications de Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.
Si la discrimination par l’âge est pénalement punie, certaines politiques publiques usent du critère de l’âge dans une volonté de protection sociale. Une étude d’Alexandra Poli, Claire Lefrançois et Vincent Caradec, parue préalablement sur le site de Mouvements.
La "diversité" est à la mode et occulte les inégalités sociales. Les personnes handicapées, comme bien d’autres, n’ont pas grand chose à y gagner. Le point de vue de Jean-Marie Barbier, président de l’Association des paralysés de France, extrait du hors-série "Les inégalités en France" d’Alternatives Economiques.